Résumé
Dans la dynamique de redevabilité démocratique et de bonne gouvernance, les acteurs étatiques et les institutions publiques ont l'obligation de rendre compte de leurs actions, décisions et usage des ressources aux citoyens. Malheureusement, l’on note qu’en Côte d’Ivoire, en dépit de cette exigence de communication et de transparence dans les affaires gouvernementales, surtout en matière de gestion des deniers publiques, et de la présence numérique de la Cour des comptes, les « citoyens-contribuables » dans leur grande majorité ne sont pas informés sur la réalité des dépenses publiques. Le présent article, qui s’appuie sur la théorie de la bonne gouvernance et la théorie de la confiance envers l’État, examine les initiatives communicationnelles entreprises par la Cour des comptes de Côte d’Ivoire, à l’ère du numérique. Il s’interroge sur les limites des actions de communication entreprises par la Cour des comptes ivoirienne. En d’autres termes : quelles sont les faiblesses des actions communicationnelles de la Cour des comptes, dans un écosystème numérique évolutif et de plus en plus viral ? Qu’est-ce que cette grande Institution étatique doit-elle améliorer pour mieux communiquer, en vue de concilier transparence et redevabilité démocratique et renforcer la confiance citoyenne ?
